Des voyages. Souvent intérieurs,
mais quelquefois tentés par de jolies excursions en
solitaire ou en tandem. Dans ces chansons, on s’attendrit
devant une romance inattendue entre deux tableaux suspendus
au Musée d’Orsay, on remarque des enfants qui
canardent des pigeons du bout de l’index. On s’offre
quelques vertiges puisqu’on y parle d’amours sans
esbroufe, sans cynisme aucun. Pour tous ces oreillers que
l’on froisse de solitude, ces crimes silencieux que
l’on a tous commis, ces rédemptions auxquelles
on ne croit pas vraiment.
Certains parleront sans doute de classicisme. On découvre
pourtant une voix sereine, où se barricadent quelques
inquiétudes, mais où les lèvres affûtent
de jolis sourires. Enthousiastes devant les mystères
de la lingerie féminine, prudents devant certaines
soi-disant certitudes.
C’est peut-être tout simplement l’univers
en expansion d’un auteur-compositeur qui trouve que
le monde nous bouscule parfois sans ménagement, et
qui tente tant bien que mal de lui rendre la pareille. Les
mots peuvent être doux comme l’ouate et taillader
à merveille quelques idées reçues. Il
faudrait davantage se méfier des fausses gentillesses…
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